Irremplaçables animaux au service de la biotechnologie

Sur l’ensemble des recherches en biologie, 70% sont le fait de méthodes dites « alternatives » : techniques d’imagerie, modélisation, culture de cellules, et seulement 30% ont recours aux animaux. Pourtant, aucun système informatique, ne peut reproduire la complexité d’un organisme complet. L’étude de l’animal, en complément des méthodes de recherche alternative, reste le moyen le plus performant […]

Sur l’ensemble des recherches en biologie, 70% sont le fait de méthodes dites « alternatives » : techniques d’imagerie, modélisation, culture de cellules, et seulement 30% ont recours aux animaux. Pourtant, aucun système informatique, ne peut reproduire la complexité d’un organisme complet. L’étude de l’animal, en complément des méthodes de recherche alternative, reste le moyen le plus performant pour savoir ce qui se passe chez l’homme.

Les rôles joués par les biotechnologies, secteur majeur et stratégique de la recherche en France et dans le monde sont de plus en plus importants. Incontournables dans le secteur des industries de santé, ils ont aussi un rôle en fort développement dans les secteurs de l’environnement, de l’agriculture ou de l’agro-alimentaire.

Parfois décriée, La recherche animale est néanmoins présente dans chaque avancée médicale. La directive européenne sur la protection des animaux à des fins scientifiques précise d’ailleurs : « S’il est souhaitable de remplacer l’utilisation d’animaux vivants dans les procédures par d’autres méthodes qui n’impliquent pas leur utilisation, l’utilisation d’animaux vivants demeure nécessaire pour protéger la santé humaine et animale ainsi que l’environnement. »

Pour le Groupe Interprofessionnel de Réflexion et de Communication sur la Recherche (GIRCOR) « En recherche fondamentale, comme en recherche appliquée, l’objectif est toujours le progrès pour la santé. La recherche fondamentale explore les territoires inconnus de la biologie ce qui permet à la recherche appliquée de progresser. La recherche fondamentale applique souvent la démarche suivante : les études réalisées sur des animaux et in vitro permettent d’émettre des hypothèses. Ensuite d’autres essais sont réalisés in vitro, sur des animaux et parfois chez l’homme pour vérifier ces hypothèses et progresser dans la connaissance. Cette démarche a été et est toujours appliquée pour explorer le système nerveux, cardiovasculaire ou immunitaire, l’appareil digestif ou la reproduction. »

Les préoccupations éthiques au cœur de la recherche

Pas question toutefois de faire subir aux animaux des expérimentations indignes ou de les faire souffrir. La recherche animale est très encadrée, notamment dans le cadre de comités d’éthique. L’éthique utilise en effet les connaissances et les compétences pour augmenter l’information obtenue et pour diminuer le nombre d’animaux utilisés et les contraintes. Elle vise à supprimer, réduire et améliorer autant que faire se peut l’emploi d’animaux en recherche. Un principe imposé par la réglementation.

Dans le cas des cancers par exemple, tous les médicaments et traitements sont d’abord testés sur des cultures de cellules, puis sur des animaux et enfin sur des hommes dans le cadre d’essais cliniques.

« La recherche vise aujourd’hui à utiliser ces médicaments en fonction des caractéristiques génétiques de chaque tumeur. Ces thérapies ciblées concernent aussi bien des cancers fréquents (sein, colon) que des cancers rares. Ces thérapies ont largement bénéficié des résultats de la recherche animale. » Explique-t-on à la direction du GIRCOR. On le voit, la recherche animale reste un élément complémentaire indispensable de la recherche.

white ratsource recherche animale.org

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